Qui a peur tire son titre d’un jeu traditionnel allemand intitulé « Qui a peur de l’homme noir ». Ce jeu a pour but d’opposer un « homme noir » face au reste du groupe d’enfants. Ces derniers ont pour mission de rejoindre le camp de l’homme noir sans se faire toucher par lui. S’ils échouent, ils deviennent noirs à leur tour, créant au fur et à mesure que la partie avance, une situation inversée où le groupe d’hommes noirs, devient majoritaire face à ceux qui n’ont pas encore été touché. En 1999, année de son arrivée en Suisse depuis le Togo, Davide-Christelle a eu l’occasion de jouer à ce jeu lors de son tout premier cours de gymnastique. Elle a été « l’homme noir » face à ses camarades blanches.
Davide-Christelle Sanvee vient des arts visuels et il semblerait qu’elle vacille de plus en plus vers les arts de la scène avec un talent fou pour l’écriture théâtrale.
Elle a cette capacité incroyable de se fondre dans les lieux qu’elle investit et y faire émerger des choses invisibles pour les mettre en lumière.
Aujourd’hui, avec Qui a peur, elle pose son regard sur les itinéraires et la question des rapports humains dans les transports en commun avec la perspective des personnes étrangères racisées.
Que se passe-t-il lorsque l’on rentre dans un train ? Comment les gens nous regardent-ils ? A côté de qui allons-nous nous asseoir ? Pourquoi personne ne s’assied à côté de moi ?
Davide-Christelle Sanvee, le punch et la grâce, Alexandre Demidoff, Le Temps
La vie en noir, Cécile Dalla Torre, Le Courrier
Radio Cité Genève
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