Une création est toujours tenue par un fil qui remonte loin, le fleuve de la pensée des artistes qui sinue et se charge d’émotions et de matière au passage.
S’enraciner dans les ruines s’inscrit très naturellement dans ce processus. Il y a eu Lampedusa, créé au Théâtre du Galpon et qui aurait dû être repris au Grütli en novembre 2020 (mais annulé à cause de la pandémie). Puis, lors d’une performance commandée par le Galpon, Dorothée Thébert et Filippo Filliger ont décidé d’écrire le texte de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme sur le trottoir. Fortes des rencontres et discussions glanées à fleur de bitume, un nouveau volet de leur travail artistique et humaniste allait pouvoir s’ouvrir.
Du trottoir de la Jonction en passant par le jardin de la Maison Utopiana, nous voilà aux portes du Grütli, au mois de novembre. Comment restituer cette recherche sur une scène, avec les outils de l’art vivant ? Mettre des personnes ensemble dans un espace clos et scénographié, comment ?
C’est en tout cas tournées vers le vivant que l’on passera ces soirées avec Dorothée, Filippo et les artistes associées à leur recherche : Olga Kokcharova, Ursina Ramondetto, Grégory Stauffer, et Claude Thébert, présentes hic & nunc dans la Salle du Bas.
Partir à la rencontre du sensible, Samuel Golly, Le Courrier
Léman Bleu
Au Grütli le théâtre chamanique de Dorothée Thébert, Alexandre Demidoff, Le Temps
Sentir et habiter le monde, Adèle Fretz, Le Quatrième Mur
Si vous souhaitez obtenir la captation de ces deux pièces veuillez vous adresser à tamara@grütli.ch